Le numérique est-il écologique ?

Novlangue Numérique

Le numérique est souvent présenté comme immatériel. Or, l’ordinateur portable est lui bien concret avec ses matériaux : plastique, métaux rares et une fin de vie qui le voit souvent trôner dans une décharge. Florence Rodhain reprend le Newspeak de 1984, le roman de George Orwell où la nouvelle langue restreint la pensée en éliminant les nuances et les concepts, en supprimant des mots ou en modifiant le sens originel. Le ministère de la paix est ainsi celui qui est chargé de la guerre.

Dématérialisation et pollution

Avec la dématérialisation, l’idée c’est que nous sortirions de la matière. Le fichier PDF qui remplacerait le papier, qui serait sans matière et pourtant présent partout n’est pourtant pas vaporeux. La matière est juste multiple : écrans, puces, serveurs, câbles, clés usb, disque dur externe… et oblige l’utilisateur à consommer de l’électricité pour sa consultation.

Le cloud pollue

Le numérique dématérialise. Le cloud est pourtant beaucoup plus matériel que le laisse supposer l’image de non-matérialité induite par le mot. En effet, au-delà des matériaux des terminaux qui nous servent à accéder aux données et de leurs composants multiples, si celles-ci ne sont plus nichés dans nos ordinateurs, elles sont bien stockées dans des data centers. Ces hangars hébergent des serveurs fonctionnant 24/24h. Au-delà du hardware déjà évoqué, les besoins en énergie sont importants. Ainsi, “les besoins en électricité de certaines fermes sont aussi élevés que les besoins de 250 000 foyers européens, soit la taille de la ville de Nantes”. Selon un rapport de Greenpeace intitulé Votre Cloud est-il Net ?, “ de nombreuses entreprises high-tech d’ordinaire à la pointe du progrès, ont décidé d’alimenter leurs data centers dernier cri avec des énergies d’un autre âge, provenant d’installations parmi les plus polluantes de la planète”. Apple serait classé en tête pour la consommation d’énergie sale avec seulement 15,3% d’énergie propre tandis que Yahoo (56,4%) et Dell (56,3%) seraient les plus gros consommateurs d’énergie propre.

 

https://bit.ly/2Ebu2yz

RGPD : par où commencer

Informez les personnes

A chaque fois que vous collectez des données personnelles, le support utilisé (formulaire, questionnaire, etc.) doit comporter des mentions d’information.

Vérifiez que l’information comporte les éléments suivants :

  • pourquoi vous collectez les données (« la finalité » ; par exemple pour gérer l’achat en ligne du consommateur) ;
  • ce qui vous autorise à traiter ces données (le « fondement juridique » : il peut s’agir du consentement de la personne concernée, de l’exécution d’un contrat, du respect d’une obligation légale qui s’impose à vous, de votre « intérêt légitime ») ;
  • Qui a accès aux données (indiquez des catégories : les services internes compétents, un prestataire, etc.) ;
  • Combien de temps vous les conservez (exemple : « 5 ans après la fin de la relation contractuelle ») ;
  • Les modalités selon lesquelles les personnes concernées peuvent exercer leurs droits (via leur espace personnel sur votre site internet, par un message sur une adresse email dédiée, par un courrier postal à un service identifié) ;
  • Si vous transférez des données hors de l’UE (précisez le pays et l’encadrement juridique qui maintient le niveau de protection des données).

 

L’Etat de New York veut interdire la reconnaissance faciale dans les écoles jusqu’à 2022

LE MORATOIRE DOIT ÊTRE SIGNÉ PAR LE GOUVERNEUR
Le projet de loi, qui doit encore être signé par le gouverneur, Andrew Cuomo, est une réponse à l’installation de dispositifs de reconnaissance faciale par le district scolaire de la ville de Lockport. D’après Venture Beat, il s’agit du premier Etat américain à vouloir réglementer l’usage de cette technologie spécifiquement dans les établissements scolaires.

En janvier dernier, les écoles de Lockport sont devenues parmi les premières aux Etats-Unis à adopter la reconnaissance faciale dans tous les établissements de la maternelle au lycée, qui accueillent environ 5000 élèves. Cette technologie, conçue par le Canadien SN Technologies,  permet d’assurer la sécurité des écoliers en détectant la présence d’individus dangereux. Elle peut également repérer la présence d’armes à feu et alerter le personnel administratif et les forces de l’ordre. Elle coûte 1,4 million de dollars.

 

https://bit.ly/3kOyHr0

L’utilisation de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre britannique jugée illégale

L’utilisation d’une technologie de reconnaissance faciale automatique par la police du pays de Galles du Sud a été jugée illégale. Une Cour d’Appel s’est prononcée mardi 11 août 2020 sur cette question suite à un recours déposé par le militant des droits de l’Homme Ed Bridges, selon la BBC. L’homme conteste l’usage fait par les forces de l’ordre de cette technologie depuis 2017. Il avait été débouté en première instance.

61 ARRESTATIONS GRÂCE À LA RECONNAISSANCE FACIALE
La technologie AFR utilisée par les forces de l’ordre au pays de Galles du Sud permet de scanner les visages des gens présents dans une foule. Puis, ces visages sont comparés à une liste de personnes surveillées comprenant des suspects, des personnes disparues ou présentant simplement un intérêt. La police assure avoir réalisé 61 arrestations grâce à la reconnaissance faciale.

Le plaignant affirme que pouvoir être identifié avec des technologies de reconnaissance faciale engendre du stress. Ed Bridges parle d’une “technologie de surveillance de masse intrusive et discriminatoire”, poursuit la BBC. Il assure que ces outils ne doivent pas être utilisés sans avoir recueilli le consentement des personnes. Si la Cour d’appel lui donne en parti raison, son arrêt est mitigé.

BESOIN D’ENCADRER L’USAGE DE LA RECONNAISSANCE FACIALE
“La mise à l’épreuve de notre technologie révolutionnaire par la Cour est une étape bienvenue et importante dans son développement, a commenté auprès de la BBC Matt Jukes, un responsable de la police. Je suis sûre que nous pouvons travailler à partir de ce jugement”. Les juges ne semblent pas s’opposer purement et simplement à l’utilisation de la reconnaissance faciale mais demandent à ce que son usage soit encadré.

https://bit.ly/2E6iWLs

L’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application.

La notion voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing. Dans son livre Computing Machinery and Intelligence, ce dernier soulève la question d’apporter aux machines une forme d’intelligence. Il décrit alors un test aujourd’hui connu sous le nom « Test de Turing » dans lequel un sujet interagit à l’aveugle avec un autre humain, puis avec une machine programmée pour formuler des réponses sensées. Si le sujet n’est pas capable de faire la différence, alors la machine a réussi le test et, selon l’auteur, peut véritablement être considérée comme « intelligente ».

De Google à Microsoft en passant par Apple, IBM ou Facebook, toutes les grandes entreprises dans le monde de l’informatique planchent aujourd’hui sur les problématiques de l’intelligence artificielle en tentant de l’appliquer à quelques domaines précis. Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs et permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données.

 

https://bit.ly/3aAm1j1