Télétravail chez Google : des aides financières.

Comme la plupart des entreprises dans le monde, Google se prépare à un retour au bureau de ses employés. Cependant, la firme de Mountain View préfère rester prudente et a déclaré qu’une partie de ses effectifs allait rester chez eux pour télétravailler jusqu’à la fin de l’année. Sundar Pichaï explique que ce plan est le meilleur pour conserver une bonne dynamique au sein de ses équipes sans avoir à prendre de mesures trop pesantes au bureau.

Toutefois, le travail à la maison demande quelques investissements de la part des employés afin qu’il reproduise chez eux le même environnement qu’ils avaient sur leur espace de travail. Afin de les aider dans cette transition, Google versera une aide de 1000 dollars à tout son personnel concerné. Si cette aide ne pourra sûrement pas couvrir toutes les dépenses comme l’achat d’un ordinateur, d’un bureau, et autres, elle sera tout de même très appréciable. Sundar Pichaï a ajouté que les employés invités à rester chez eux seront toutefois autorisés à venir au bureau 1 fois toutes les deux semaines.

Pour plus d’informations :

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TECHÀ Paris, une IA installée dans le métro compte le nombre d’usagers avec un masque

 

La RATP a installé des caméras dont les systèmes basés sur l’intelligence artificielle peuvent savoir si les usagers portent un masque ou non.

Depuis mi-mars, le gouvernement français a déclaré une période de confinement sur tout le territoire. Du même coup, les trajets en transports ont été très largement réduits dans les villes comme Paris. Depuis ce matin, l’hexagone entame une nouvelle phase de déconfinement progressif, ce qui mène irrémédiablement à la prise de mesures sanitaires visant à éviter une deuxième vague.

L’IA débarque à Châtelet-Les Halles

Dans ce contexte, la RATP utilise l’intelligence artificielle dans le métro depuis le 6 mai. L’objectif de ces caméras situées à la station Châtelet-Les Halles et équipées de cette technologie est de repérer les usagers qui ne portent pas de masques. Les caméras reliées en question sont reliées à ce dispositif particulier depuis le 6 mai. Actuellement, 12 caméras équipent la station, mais 6 d’entre elles sont fonctionnelles pour l’instant.

Toutefois, la RATP précise que les résultats des images capturées ne viseront pas à verbaliser les usages qui ne portent pas de masques, bien que le port de ce dernier soit obligatoire dans les transports depuis ce 11 mai. Il ne s’agit donc ni de contrôle ni de verbalisation, mais de mesure, affirme l’établissement public.

Pour déployer une telle technologie, la RATP a collaboré avec Datakalab, une startup made in France dédiée au développement d’algorithmes d’analyse de l’image. Celle-ci se penche également sur le comptage et l’analyse du trafic dans les lieux physiques, précise son site web. Ce dernier indique également qu’elle se penche déjà sur la détection de masques auprès de clients comme la ville de Cannes —que ce soit dans certains marchés ou dans les bus.

 

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Science et Outre-Mer

EXPERTISE. La recherche Scientifique en Outre-Mer, excellence et pertinence à l’épreuve de la pandémie Covid-19.

La science moderne est essentiellement tournée vers l’acquisition de savoirs et de développements technologiques innovants. La recherche scientifique s’accompagne d’une très forte exigence de qualité. Malgré les évolutions progressives apportées notamment par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur et par l’Agence nationale de la recherche, l’évaluation des chercheurs et de leurs structures reste essentiellement quantitative : le nombre de publications dans des journaux à comité de lecture, de communications dans des congrès internationaux et de brevets constitue le principal mètre-étalon.

Cette recherche porte traditionnellement peu d’attention à la contextualisation des problématiques qu’elle aborde. Cela a souvent conduit à ne pas valoriser les recherches partant du « terrain » et par conséquent à négliger ou à minimiser les opportunités en termes de progrès social et de développement économique, notamment à l’échelle locale. Or, c’est précisément à cette échelle que les besoins des Outre-mer sont les plus prégnants. C’est dans ce contexte que nous plaidons pour un modèle où « excellence » et « pertinence » seraient les deux faces d’une même médaille, celle qui garantirait aux territoires ultramarins d’être à l’avant-garde du développement local et durable pour le bien-être de leurs populations.

Schématiquement, il y a deux approches, chacune ayant sa légitimité. La première est principalement dictée par une démarche d’excellence, définie selon les standards internationaux ; ses partisans espèrent que les résultats de leurs travaux profiteront in fine à tous, par ruissellement, mais sans en fixer les échéances.

La seconde, dans la lignée d’Albert Calmette, de Louis Pasteur ou de Marie Curie, est soutenue par les tenants du développement d’une recherche qui, tout en étant elle-même excellente et très exigeante quant à sa démarche intellectuelle et à sa méthode, est également soucieuse des applications possibles de ses travaux au bénéfice des populations. C’est à cette seconde approche que se rattache le concept de pertinence. Ce dernier se construit sur deux idées fortes : d’une part, l’appropriation au niveau local des projets et de leurs objectifs et, d’autre part, la perspective d’un progrès social et économique à échéance raisonnable. Le pilotage de la première approche est plutôt « centralisé » (jacobin), celui de la seconde plutôt « décentralisé ».

Les nombreuses problématiques spécifiques auxquelles est confronté l’ensemble des Outre-mer nécessitent l’acquisition de connaissances qui ne peuvent émerger de projets de courte durée, conçus dans le cadre d’une approche de type « programmatique » conduite au niveau national ou international. C’est au contraire une approche de type ascendant « bottom-up », s’appuyant sur des propositions émanant des institutions ultramarines compétentes, qui serait la plus idoine. L’ancrage local de la programmation scientifique que nous appelons de nos vœux s’appuie sur le constat qu’il est aujourd’hui très difficile de développer des projets de recherche qui soient pertinents pour les Outre-mer, s’ils n’entrent pas en résonance avec les préoccupations de la recherche nationale ou internationale [1].

bit.ly/2SdCPUX

Déconfinement : La Guyane vote la non réouverture des collèges et lycées

 

La collectivité territoriale de Guyane (CTG) a voté mardi « à l’unanimité » la non réouverture des collèges et lycées le 11 mai, jugeant qu’ « aucune garantie n’est apportée pour nos enfants et nos enseignants », a annoncé son président Rodolphe Alexandre, à l’issue du discours d’Edouard Philippe sur le déconfinement.

« Le Premier ministre déclare qu’il est favorable à une différenciation… Nous irons vers cette différenciation, qui va se résumer d’abord par une fermeture totale des lycées et des collèges. Aucune dérogation ne sera accordée, parce qu’aucune garantie n’est apportée pour nos enfants, nos enseignants et le personnel de la CTG », a déclaré Rodolphe Alexandre. « Nous n’avons pas suffisamment de masques, de gels, de gants », a-t-il pointé, citant la problématique des cantines, des internats et des transports.

Lors d’une séance plénière de la collectivité mardi, les élus ont donc voté « à l’unanimité » contre la réouverture des lycées et collèges, « en tant que propriétaire de ces bâtiments ». « Nous avons pris nos responsabilités, nous n’ouvrirons pas les bâtiments », a déclaré le président de la collectivité, qui fusionne département et région. 22 300 collégiens et 14 000 lycéens sont concernés et leur rentrée devrait donc avoir lieu en septembre prochain.

Du côté des écoles primaires, maternelles et des crèches, la décision devrait être annoncée ce mercredi lors d’une rencontre « déterminante » entre les syndicats, les maires de Guyane et le président de la CTG. Mais les inquiétudes exprimées par les syndicats et élus sur les collèges et lycées sont les mêmes pour l’enseignement élémentaire.

bit.ly/3f1FDOH

Édouard Philippe appelle à poursuivre le télétravail après le 11 mai

Édouard Philippe a appelé dimanche à la poursuite du télétravail après le 11 mai « dans toute la mesure possible » et déclaré que, dans les activités où ce n’est pas possible, les gestes barrière et la distanciation sociale devaient être respectées. « Beaucoup de nos concitoyens se sont mis (…) au télétravail, beaucoup peuvent le faire, beaucoup ont pu profiter de cette possibilité. Il va falloir que ce télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible  », a dit le Premier ministre lors d’une conférence de presse depuis Matignon.

« Et puis quand il n’est pas possible, et il y a beaucoup d’activité où il n’est pas du tout possible de faire du télétravail, il va falloir que les règles d’organisation de l’entreprise respectent ces mesures de gestes barrière et de distanciation sociale », a-t-il ajouté.

Ce lundi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, interrogée sur RTL, estime qu’un « mix » avec le travail présentiel est envisageable : « Je crois d’ailleurs que la reprise va se faire plutôt par rotation d’équipes. »

La ministre a également annoncé la mise en place d’un groupe de travail : « Le rapport au travail va être lui aussi bousculé, et l’organisation du travail va aussi être bousculée par cette période, par l’expérience que nous aurons tous vécue pendant quelques semaines. »

Mais que pensent les salariés confinés d’une poursuite du télétravail après le 11 mai ? À en croire l’étude Opinion Way commandée par le cabinet conseil Empreinte Humaine etrelayée par France Inter ce lundi, 44 % des salariés français interrogés se sentent en situation de « détresse psychologique », et un quart d’entre eux est en risque de dépression. 18 % des télétravailleurs confinés présentent même des signes de troubles mentaux sévères, anxieux, voire dépressifs…

Si Muriel Pénicaud plaide pour les espaces de « coworking » près de chez soi « sans les temps de transports », pour rompre avec l’isolement et maintenir du lien social au travail, cela ne pourrait ne pas suffire. Toujours selon l’étude Opinion Way, ils existent d’autres sources de mal-être dans le télétravail : le fait de ne pas pouvoir s’isoler (45 % des salariés en télétravail) et également le sentiment d’être plus sollicité.

Pour autant, tout n’est pas négatif, le télétravail semble même s’inscrire dans les usages. Un sondage mené par Deskeo, spécialiste du flex-office révèle que 62% des sondés voudront faire plus de télétravail après le confinement. Au point qu’ils sont mêmes prêts (pour 79 % d’entre eux) à sacrifier leur bureau attitré pour faire plus de travail à la maison que ce soit pour gagner du temps dans les transports (pour 38 %), pour travailler au calme (27 %).

Pour en savoir plus : https://bit.ly/3bnk0WM

Coronavirus : comment utiliser les données de santé sans sacrifier la vie privée ?

 

Pas d’intelligence artificielle sans données massives. En santé, celles-ci sont un enjeu particulièrement crucial : elles peuvent permettre d’éclairer les épidémies — mais aussi identifier les personnes et mettre à mal les libertés individuelles.

Information et logistique : fonction support en temps de crise 

Mais les utilisations de l’IA face au coronavirus ne se limitent pas au domaine strictement médical. 

La pandémie actuelle a révélé le rôle crucial de la logistique dans les situations de crise sanitaire.

Pour en savoir plus :  oran.ge/2X1uhn8