Écologie digitale : rien ne sert de passer au zéro plastique si on ne trie pas ses mails

1-Débranchez vos appareils…

… dès qu’ils sont chargés. Comme tout le monde, vous avez probablement l’habitude de laisser votre téléphone portable et votre ordinateur en charge toute la nuit, soit entre 6 et 8 heures chaque jour. «Sauf que le chargeur d’un téléphone ne cesse jamais de pomper de l’électricité, même lorsque la batterie est pleine, explique Inès Leonarduzzi. Cette énergie ne sert à rien, elle est tout bonnement perdue.» La seule solution est de débrancher votre chargeur dès que votre tablette, téléphone ou ordinateur portable est à 100%. Même chose pour votre box internet, généralement branchée 24h/24 : «ensemble, une box et un téléviseur consomment en moyenne 200 kilowattheure par an, soit autant que 7 ordinateurs portables utilisés 6 heures par jour pendant un an pour des journées de travail de 6 heures. En éteignant sa box le soir ou le matin, on économise entre 60 et 140 kilowattheure par an». C’est bon pour l’environnement, mais aussi pour vos factures.

2-Nettoyez votre boîte mail

Une publicité, des messages de spam, une newsletter que vous n’avez jamais ouverte et un collègue qui vous écrit «café dans 5 minutes ?» : votre boîte de réception déborde de mails inutiles. Un logiciel anti-spams et un tri efficace permettent d’y voir plus clair et de supprimer bon nombre de ces messages qui polluent la planète autant que l’esprit. Le site Cleanfox, spécialement conçu dans cette optique, vous aide à le faire en quelques clics.

 

https://bit.ly/2VdSNAg

Le numérique est-il écologique ?

Novlangue Numérique

Le numérique est souvent présenté comme immatériel. Or, l’ordinateur portable est lui bien concret avec ses matériaux : plastique, métaux rares et une fin de vie qui le voit souvent trôner dans une décharge. Florence Rodhain reprend le Newspeak de 1984, le roman de George Orwell où la nouvelle langue restreint la pensée en éliminant les nuances et les concepts, en supprimant des mots ou en modifiant le sens originel. Le ministère de la paix est ainsi celui qui est chargé de la guerre.

Dématérialisation et pollution

Avec la dématérialisation, l’idée c’est que nous sortirions de la matière. Le fichier PDF qui remplacerait le papier, qui serait sans matière et pourtant présent partout n’est pourtant pas vaporeux. La matière est juste multiple : écrans, puces, serveurs, câbles, clés usb, disque dur externe… et oblige l’utilisateur à consommer de l’électricité pour sa consultation.

Le cloud pollue

Le numérique dématérialise. Le cloud est pourtant beaucoup plus matériel que le laisse supposer l’image de non-matérialité induite par le mot. En effet, au-delà des matériaux des terminaux qui nous servent à accéder aux données et de leurs composants multiples, si celles-ci ne sont plus nichés dans nos ordinateurs, elles sont bien stockées dans des data centers. Ces hangars hébergent des serveurs fonctionnant 24/24h. Au-delà du hardware déjà évoqué, les besoins en énergie sont importants. Ainsi, “les besoins en électricité de certaines fermes sont aussi élevés que les besoins de 250 000 foyers européens, soit la taille de la ville de Nantes”. Selon un rapport de Greenpeace intitulé Votre Cloud est-il Net ?, “ de nombreuses entreprises high-tech d’ordinaire à la pointe du progrès, ont décidé d’alimenter leurs data centers dernier cri avec des énergies d’un autre âge, provenant d’installations parmi les plus polluantes de la planète”. Apple serait classé en tête pour la consommation d’énergie sale avec seulement 15,3% d’énergie propre tandis que Yahoo (56,4%) et Dell (56,3%) seraient les plus gros consommateurs d’énergie propre.

 

https://bit.ly/2Ebu2yz

L’email collaborateur, une alternative écologique à l’emailing

Les emails sont indispensables à notre société. C’est le premier moyen de communication d’une entreprise. Avec la crise sanitaire et le travail à distance, ça l’est encore plus aujourd’hui. Toutefois, les emails de l’entreprise et notamment les emailings sont énergivores. Alors, quelle est l’action à privilégier pour rendre à la fois performantes ses campagnes d’acquisition emails, tout en limitant au maximum les effets néfastes sur l’environnement ? Retrouvez nos conseils ci-dessous.

Capitaliser sur les emails collaborateurs plutôt que d’envoyer systématiquement des emailings

Un email génère environ 10 grammes de Co2/an et avec une pièce jointe, on passe à 20 grammes de Co2. Il y a une réelle opportunité écologique à optimiser l’espace de communication qu’offrent les emails indispensables du quotidien, ceux envoyés par les collaborateurs. Comment ? En utilisant les signatures mails des collaborateurs. Une étude a dernièrement montré que chaque salarié d’une entreprise de 100 personnes envoie en moyenne 30 emails par jour, et en reçoit en moyenne 50. Faire l’autopromotion de l’entreprise et communiquer sur vos actualités avec une bannière cliquable permet d’optimiser au maximum l’espace de communication offert par l’email.
Il est autant visible qu’impactant car il est porté par les meilleurs ambassadeurs de l’entreprise, les collaborateurs. De plus, la communication diffusée peut être ciblée selon le métier du collaborateur.
Il existe des outils pour automatiser le déploiement de la signature email des collaborateurs depuis un seul poste.

 

https://cutt.ly/AyVE3xK

Journée de l’environnement

Cette journée a été promulguée par le PNUE, comprenez le Programme des Nations Unies pour l’Environnement Elle est célébrée depuis de nombreuses années et soulève régulièrement les questions essentielles de la protection de l’environnement et ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de notre planète.

Le PNUE a établi une liste de points noirs sur lesquels un effort important doit être entrepris de toute urgence.

  • lutte contre la destruction de la couche d’ozone
  • lutte contre la déforestation
  • préservation de la qualité des réserves d’eau
  • lutte contre la désertification et la sécheresse
La planète et le digital : des gestes sont possibles

 

L’équipe wambrecitaine du World Clean Up Day vous invite à faire un grand ménage digital vendredi 1er mai 2020 afin de  Ou comment vous rendre utile en quelques clics !

Les emails non effacés, le stockage qui ne sert à rien, les applis dont nous ne servons pas et qui restent sur nos téléphones, les vieux comptes (…) augmentent inutilement notre impact énergétique.

Alors, puisqu’il n’est pas possible en ces temps confinés de nettoyer les rues et espaces verts de Wambrechies, nettoyons nos ordinateurs, téléphones et autres terminaux numériques !

Plus d’info prochainement… sur le groupe facebook World Cleanup Day Wambrechies.

bit.ly/2xj1d09

Coronavirus : Confinés, les militants pour le climat poursuivent le combat en ligne

 

MOBILISATION 

L’épidémie de coronavirus a arrêté net les marches, les grèves de l’école, les actions de désobéissance civile que multipliaient les militants pour le climat. Peu à peu, leur mobilisation s’adapte et se joue désormais en ligne…

Privés de marches, de grève de l’école ou d’actions de désobéissance civile avec le confinement, les jeunes militants et nouveaux activistes pour le climat ne baissent pas les bras et poursuivent leurs actions en ligne ou localement.

Galvanisés par l’exemple de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot en France ou partisans de la désobéissance civile comme Extinction Rebellion, des centaines de milliers de citoyens sont descendus dans la rue depuis plus d’un an et demi.

Mi-mars, des marches ou des grèves étaient encore prévues au Portugal, au Brésil, au Danemark, au Nigeria et en France. Mais l’épidémie de coronavirus a tout arrêté.

La grève de l’école… mais en ligne

«Nous avons décidé d’annuler ou de repousser nos grandes marches», «c’était ce qu’il fallait faire», a commenté Greta Thunberg mercredi, lors d’un débat en ligne. «Pendant une crise, vous devez mettre les choses de côté et faire ce qui est le mieux pour la société», a poursuivi l’adolescente de 17 ans, en parlant du confinement qui a touché jusqu’à la moitié de l’humanité.

Pour autant, «nous n’avons pas cessé d’agir, même dans cette situation», explique à l’AFP Vanessa Nakate, jeune activiste ougandaise. La grève de l’école se poursuit en ligne, les jeunes postant des photos d’eux avec pancartes et slogans chaque vendredi sur les réseaux sociaux.

Le mouvement «Fridays for Future» organise des débats sur sa chaîne Youtube avec de jeunes activistes et des vidéos explicatives sur les enjeux climatiques.

Une campagne en ligne lancé pendant le confinement

Ce vendredi, des militants, scientifiques, artistes interviendront pendant 20 heures d’affilée en ligne sur fridaysforfuture.org/fff24

Extinction Rebellion, qui s’est fait connaître en bloquant les centres de Londres et de Paris, a aussi renoncé provisoirement aux actions de désobéissance civile pour réclamer une action plus forte des gouvernements face au réchauffement.

Le mouvement, né au Royaume-Uni, a lancé une campagne en ligne, #LoveandRageinTimesOfCorona – «amour et rage au temps du corona» – où des militants de plus de 65 pays partagent leurs expériences pendant le confinement. A La Haye, des militants ont déposé des centaines de paires de chaussures sur une place, avec des messages, pour manifester symboliquement.

Formations, conférences et réunions en ligne

En France, les mouvements citoyen Alternatiba et d’actions non violentes ANV-COP21, proposent des formations, des conférences sur les dérèglements climatiques et les alternatives possibles, ou relayent des actions locales de solidarité.

En Suisse, Fridays for Future s’est adapté, comme ailleurs. Début mars, avant même le confinement, «la coordination, soit une cinquantaine de personnes, a décidé de ne plus se voir», raconte à l’AFP Layla Outemzabet, apprentie ébéniste. Des réunions en ligne sont organisées, mais «c’est clairement moins efficace», reconnaît cette militante de 21 ans. «Ça nous a demandé d’être plus créatifs et créatives.»

Leur travail, avec plus de temps disponible, a débouché sur la pétition «Des soins, pas des dividendes», des formations en ligne ou la participation d’une centaine de militants à une journée d’aide à des agriculteurs aux champs.

«Peut-être que nos revendications sembleront moins utopistes»

La militante espère que des tendances apparues pendant le confinement, comme consommer plus local, disposer de plus de temps pour soi, vont amener des gens à réfléchir «au temps de travail» ou aux liens entre agriculture, climat et souveraineté alimentaire. «Peut-être que nos revendications sembleront moins utopistes», espère-t-elle.

Pour Greta Thunberg, le confinement constitue un bon moment pour «s’informer»: «plus vous en savez sur le sujet, plus vous serez capables d’agir dans le bon sens», estime-t-elle. Même de chez soi, «vous devez vous faire entendre, sinon quelqu’un d’autre le fera», encourage la Suédoise. «Il ne faut pas que les gens oublient qu’avant cette crise, il y en avait une autre», abonde Vanessa Nakate.

Quand le confinement sera levé, «il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident: que nous n’avons pas d’avenir si nous détruisons l’environnement qui nous soutient», les a encouragés mercredi le pape François à l’occasion de la 50e journée mondiale de la Terre.

https://bit.ly/3axU2Ph