De toute évidence, le confinement nous invite à utiliser l’univers digital comme source de prédilection, pour rallier le monde extérieur.

Plus qu’un moyen, c’est une nouvelle méthode, de contact mais aussi de travail, que certains éprouvent quand d’autres la pratiquent déjà depuis des années. Une chose est certaine: nos habitudes connectées évoluent durant cette période, qui entraînera forcément leur conservation une fois sortis du confinement et donc un grand changement dans nos vies. Alors comment le digital se met-il en place chez nous, et surtout qu’en faire à l’avenir?

VERS DE NOUVELLES PRATIQUES SOCIALES

Selon une étude (Omdia), le trafic Internet mondial a augmenté de 70% depuis le début de la catastrophe sanitaire. La vague de ces nouvelles pratiques n’a pas impliqué une, mais toutes les générations. De la plus jeune classe scolaire aux digital natives en passant par les seniors: tout le monde s’y est mis, inévitablement. Et force est de constater la nature adaptable de l’être humain, avec en tête de peloton nous, les 2,7 milliards d’humains confinés. Hormis les drones qui circulent en ville, pilotés à distance par nos forces de l’ordre- non sans rappeler certains scénarios de science-fiction, les outils digitaux qui nous aident à accepter le confinement sont variés. À commencer par ceux dédiés au visioconférences, permettant aux familles et proches d’entretenir des contacts.

L’utilisation des réseaux sociaux grimpe de 61%. Pour premiers de la classe on citera Whatsapp puis Facebook Messenger. Le champ lexical du confinement apparaît dès lors comme très digital: “skypéro” ou “whatsappéro” (apéritifs en vidéoconférences sur les différents supports Skype, Whatsapp ou autre), “cloud rave” (dj improvisés à leur balcon, à écouter en direct depuis chez soi), ou encore “clapping” (le désormais traditionnel applaudissement de 20h) font partie des néologismes recensés. Une novlangue qui, bien qu’étrange à apprendre et utiliser, unit nos forces. Des forces éducationnelles se retrouvant aussi sur le plan scolaire: dès la maternelle les devoirs affluent par mail, jusqu’au lycée où l’on suit des professeurs diffuser leur cours en direct ou enregistrés sur leur chaîne Youtube, ou encore proposer des ateliers avec de petits groupes en live.

VERS DE NOUVEAUX USAGES PROFESSIONNELS

Si de nombreuses entreprises, même si ce n’est pas leur premier outil, savent bénéficier de l’indispensable Internet pour poursuivre leur activité- pour certains même en télétravail (ou “home office” pour l’anglicisme usuel)- du moins partiellement, d’autres “pure players” ne jouent pas dans la même cour et n’ont pas ou peu réduit leur activité. En effet, le monde du digital abrite de nombreuses ramifications, avec pour toutes le point commun de l’hyper-connectivité.

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